Dehors
Ce week-end, c'était le mariage de Seb et Delph. Après un retour de vacances blazée par les immeubles, le trop-de-travail et la crasse ambiante, quelle bonne idée que de se réunir à la campagne pour partager cet engagement. Et comptez sur moi, en toute bonne invitée qui se respecte, j'ai participé activement à la fête : J'ai picolé, j'ai papoté, j'ai rigolé, j'ai mangé, j'ai embrassé et félicité les mariés, j'ai re-picolé, j'ai re-papoté, et forcement, re-rigolé... Néanmoins, je tiens à signaler que cette suite d'évènements aléatoires et delta souriants s'accompagne d'un élèment source de plaisir chez moi: La pause clope. Parceque dans la pause clope, c'est pas uniquement la nicotine qui m'euphorise le cerveau, mais aussi cet étrange moment où nous, les intoxiqués du mégot, on se retrouve dehors comme des éxilés... Au début, égoïste pathétique, je trouvais ça chiant de lever son cul pour ne pas déranger mon environnement, ok... Mais maintenant je trouve ce moment atypique et convivial. Certes, c'est l'été, et juillet vaut plus que janvier, mais quand même: On se retrouve dehors et c'est là qu'en quelques minutes tout y passe. Chez les fumeurs, y'en a toujours un pour mater le ciel et annoncer la météo du lendemain, toujours un pour raconter les scoops de la soirée, toujours un pour faire marrer, toujours un pour commenter les trucs à la télé ou au ciné, et enfin, toujours un pour se faire chambrer. Sauf que cette fois-çi, celle qui s'est faite chambrer, c'était moi... A cause des poissons plats...
Parceque, comme je suis en joie, avec l'effet apéro et le vin malin, il m'arrive parfois de raconter toute sorte de conneries... Et justement, je parlais de la fantastique adaptaion des hommes à leur environnement. Que c'était incroyâââble de passer en 1 journée de la quiétude du Sud-Ouest au quotidien gore d'Aubervilliers. Et en parlant d'adaptation, j'argumente par l'exemple des poissons plats. Je disais en me marrant que j'avais appris pendant mes vacances que les poissons plats (raie, sole et autres turbots) naissaient au départ avec 1 oeil de chaque côté, et qu'avec le temps, y'avait 1 oeil qui se déplaçait. C'est dingue, non?... Et ben avec quelques grammes dans le sang, tout le monde s'est foutu de ma gueule !!
La perte de la symétrie bilatérale distingue les Poissons plats de tous les autres poissons. Après l'éclosion, les jeunes nagent à l'endroit et sont symétriques, mais quelques jours plus tard, un oeil commence à migrer d'un côté à l'autre du crâne et finalement les deux yeux se trouvent du même côté. La nageoire dorsale se prolonge sur la tête, et les mâchoires, les nageoires pectorales ainsi que l'anatomie subissent aussi des changements. Finalement, le jeune Poisson migre vers le fond où il vit tourné sur le côté, les yeux vers le haut. Selon l'espèce, l'oeil gauche ou le droit se déplace.
Mais moi, je ne suis pas un poisson plat...









